Mémoire

La transmission de la mémoire de la Shoah est la mission prépondérante et une des raisons d’être même de l’AMS.

Cette mission s’exerce par une série d’actions destinées à pérenniser cette mémoire par la collecte et la diffusion de témoignages et d’informations.

Ces informations et témoignages peuvent tout aussi bien prendre la forme de  « traces » tangibles et matérielles (les Pavés de Mémoire) ou immatérielles (les inaugurations, commémorations, films, émissions de radio, témoignages dans les écoles, actions législatives).

L’objet de ces actions n’est certainement pas de se substituer à la « grande » histoire collective telle que délivrée dans les écoles et dans les livres d’histoire, mais bien d’effectuer un travail mémoriel axé sur le retour à la personne et aux histoires individuelles.

On ne parle pas ici de statistiques mais bien de destin(ée)s, de vies arrachées et anéanties ; parfois de survie et de résilience à travers le témoignage d’individus ayant dû subir l’abjection absolue de la barbarie industrielle nazie qu’a été la Shoah.

Cette action mémorielle paraît d’autant plus importante en des temps où les derniers survivants de cette époque disparaissent peu à peu, happés par la Roue du Temps et où leurs témoignages revêtent dès lors d’autant plus d’importance pour les générations futures ; l’Histoire n’ayant jamais été avare d’un syndrome d’amnésie et d’oubli – surtout au regard d’épisodes aussi douloureux voire innommables (au sens propre du terme) !

Cette action testimoniale (laisser une trace, des preuves, une mémoire) est tout aussi fondamentale au regard des actions de remise en question (au-delà du passage du temps) de ces événements par certains milieux négationnistes, hostiles et antisémites.